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Commune de Manzat

Commémoration 2010

Place de l'église à Manzat






Crédits photo : Corinne Dostrevie


Armistice du 11 novembre 1918

Les tensions nationalistes qui agitent l'est de l'Europe provoquent, au cours de l'été 1914, le déclenchement d'un conflit qui, par le jeu des alliances, s'internationalise rapidement.

Dans un premier temps, les belligérants adoptent une stratégie offensive qui se révèle inefficace. La guerre de position remplace la guerre de mouvement : les armées s'enlisent dans des tranchées en attendant l'usure du camp adverse, malgré les tentatives de percées alliées.

Les événements de 1917 modifient l'équilibre des forces et relancent la guerre de mouvement au début de l'année 1918.

Le général Foch, devenu premier généralissime des armées alliées en avril 1918, parvient à coordonner la défensive contre les attaques allemandes puis, dès le mois d'août, ordonne une contre-offensive générale sur tout le front ouest qui s'achève par l'armistice du 11 novembre 1918, signé à Rethondes.



Un armistice met fin à la Grande Guerre

Le lundi 11 novembre 1918, à 11h, dans toute la France, les cloches sonnent à la volée. Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le « Cessez-le-feu », « Levez-vous », « Au Drapeau ». La « Marseillaise » jaillit à pleins poumons des tranchées.

Même soulagement en face, dans le camp allemand. Pour la première fois depuis quatre ans, Français et Allemands peuvent se regarder sans s'entretuer.

Un armistice a été conclu à 5h15 le matin même entre les Alliés et l'Allemagne, dernière des Puissances Centrales à rendre les armes. Il a été signé dans le wagon spécial du Général Foch, au carrefour de Rethondes, au milieu de la forêt de Compiègne dans l’Oise.

Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés.

• 1 950 000 Allemands,
• 1 047 000 Austro-hongrois,
• 400 000 Turcs et
• 100 000 Bulgares dans les Empires centraux,
• 1 700 000 Russes,
• 1 393 000 Français,
• 776 000 Britanniques,
• 530 000 Italiens,
• 400 000 Serbes,
• 158 000 Roumains,
• 114 000 Américains (dont 60 000 de maladie),
• 75 000 Indiens,
• 60 000 Australiens,
• 44 000 Belges,
• 18 000 Néo-zélandais,
• 12 000 Grecs,
• 9000 Africains du Sud,
• 8000 Portugais.

Sans parler des victimes civiles...

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles qui ont fait la grandeur et l'unité de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la « der des der »...

JOURNAL D'UN POILU (1882 – 1940)

« Journal de guerre », 4 décembre 1914, Front des Vosges
« Grande bataille. À sept heures, la relève arrive ! Mais en sortant des tranchées, nous sommes fusillés comme des lapins. Notre camarade Fersit est tué raide. Revenons en arrière. Toute la journée, ça tire et à la tombée de nuit surtout où l'ennemi nous reprend sa tranchée. Canons, mitrailleuses, charges à la baïonnette, rien ne manque et nous perdons environ une compagnie. Cinq des copains ont été faits prisonniers. À la nuit, tout cesse et on entend au loin les plaintes des blessés impossibles à secourir. »

7 juin 1917
Rien à faire, c'est partout une boucherie effrayante si on veut arriver à un résultat, résultat qui en fin de compte ne résout rien puisque c'est toujours à refaire. Aussi, à mon idée la solution n'est pas dans ces formidables batailles qui n'aboutissent qu'à la conquête de quelques ruines, et au sacrifice d'une belle jeunesse. Non, c'est ailleurs qu'il faut chercher une solution.

28 juillet 1917
Des boniments et des promesses si tu savais ce qu'on nous a servi ! Mais à la longue la pauvre bête s'est révoltée. 500 au 372e n'avaient pas revu leur famille depuis 3 ans ; au 242e encore davantage 800. Depuis plus d'un an tous ces pauvres bougres sont en ligne, sans arrêt, sous des climats tu peux croire extrêmement durs. Aussi voici ce qui est arrivé. À Salonique d'abord des renforts qu'on envoyait au front ont refusé de partir sans avoir, au préalable, la permission qui leur est due. [...] Quoique le cas de refus fût grave, ils ont tenu bon et deuxième résultat obtenu : les anciens n'ont pas remonté en ligne. Je sais qu'en France, c'est pareil, il y en a marre par dessus la tête.

12 novembre 1918
Depuis hier tout est fini ! On l'a su bien vite et tu penses de la Joie de tous les poilus. Fini les balles, les marmites et tout le tremblement ! Un mot de Foch, un ordre et tout s'est tu ! C'est fantastique et on a de la peine à y croire.

 

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